L' Antre de JeanOctave

L' Antre de JeanOctave

"La Route" au cinéma

CulturePosted by Jean Octave 10 May, 2010 23:59

J'étais anxieux de regarder le film tiré du roman de Cormac McCarthy et réalisé en 2009 par John Hillcoat. C'est chose faite et ... j'ai adoré.

Viggo Mortensen, presque méconnaissable, interprète magistralement le rôle d'un père puissant, émouvant, luttant désespérément pour protéger son fils contre un écosystème cauchemardesque. On pressent l'extinction des quelques survivants de la race humaine, devenus pour la plupart anthropophages.
Robert Duvall perce l'écran un instant dans la peau d'un vieux bonhomme condamné... bouleversant.

John Hilcoat respecte l'œuvre de Cormac McCarhy (dont je parle dans le billet précédent) et traduit par des images fortes, superbes et des dialogues dépouillés le désespoir du père et de son fils dans une nature absolument hostile, sans espoir de renouveau.

Ce film sobre, poignant, convaincant est splendide et digne de figurer dans sa vidéothèque au premier niveau.

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Après l'apocalypse...

Livres lusPosted by Jean Octave 30 Jan, 2010 15:12


"La Route" de Cormac McCarthy (2006) : fabuleux !


Ce court récit très sombre dresse un tableau absolument effrayant d'un monde qui tente de survivre par tous les moyens, après un cataclysme planétaire dont on ne connait pas la cause.
Les deux héros de cette histoire sont poignants dans leur combat de tous les instants pour survivre. Il n'y a pas d' happy end, mieux vaut être averti. C'est noir du début à la fin.

Le style de l'auteur est épuré, clair, incisif. Les dialogues réduits semblent si réels dans un tel cauchemar.

J'ai adoré et sans hésiter, je lui accorde un 9,5/10.

Note : le film tiré de ce roman vient de sortir sur les écrans. J'ai envie d'aller le voir.

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L'anti-western

Livres lusPosted by Jean Octave 14 Dec, 2009 16:45



"Cormac McCarthy, I presume ..."

Voilà un grand format de la littérature américaine contemporaine !
De nombreuses et prestigieuses récompenses jalonnent sa carrière d'écrivain, tel le Pulitzer en 2007, pour ne citer que celle-là.
Je viens de recevoir 3 de ses œuvres traduites en français : Méridien de sang ou Le rougeoiement du soir dans l'Ouest (©1985), No country for old men (©2005)* et La Route (©2006)**.
Je viens d'entamer le plus ancien.
Quel récit !

Noir, lyrique, violent. Un style inimitable***. Une immersion totale dans une époque tellement magnifiée par de nombreux films qualifiés de western. Ce roman qui s'inspire de faits réels remet les pendules à l'heure, rétablit la vérité sur cette époque de légende. Elle n'est pas belle à voir, croyez moi !
Il n'y a pas de complaisance dans ce récit, il n'y a pas de bons ou de mauvais. Il n'y a que des hommes qui tentent de survivre, à tout prix dans des contrées où les conditions de vie donnent un avant goût de l'enfer. Je suis secoué, hypnotisé par cette lecture comme je l'ai rarement été.
C'est un plaisir pur...

* Les frères Coen en ont tiré un film en 2007 qui fut « oscarisé » à quatre reprises. Même si ce n'est pas lui qui a reçu l'Oscar du meilleur acteur, j'ai adoré Tommy Lee Jones dans le rôle du shérif Bell.

** Adapté au cinéma par Viggo Mortensen, le film sort en décembre 2009.

*** Autant les dialogues sont brefs, souvent écourtés, autant les descriptions de lieux, d'évènements utilisent des phrases complexes, parfois à la limite du texte alambiqué. Il est vrai que les auteurs anglophones en abusent souvent. Leur avarice dans l'usage de la virgule n'arrange rien.



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Souvenir d'âge tendre

SentimentPosted by Jean Octave 29 Aug, 2009 12:42
Je me souviens :

j'ai 14 ans et j'explose de vie.

Je suis gauche, empoté quand que son regard se pose sur moi.
Ses yeux magnifiques m'invitent à la rejoindre.
Je m'approche en suivant une ligne courbe. Pas en ligne droite !
Ma respiration devient difficile, mes genoux s'entrechoquent. J'ai chaud, froid, je ne sais plus.
Elle me sourit, je grimace en essayant de l'imiter.
Mon cœur s'emballe, ma gorge se serre. Je suis proche d'elle, enfin. Paralysé.
Elle me parle, c'est comme de la musique et je ne la comprends pas.
Je n'ose pas lui demander de répéter : je souris niaisement, immobile, j'attends...

Dans ma tête, un cri : « Marianne, je t'aime si fort ! »







J+22.803

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Atelier d'écriture

CulturePosted by Jean Octave 28 Aug, 2009 17:46
J'aime écrire.
C'est de la création, pure.
Peu importe le texte et son contenu.
Peu importe l'outil : crayon, plume ou clavier.
Comme on l'entend souvent : que du bonheur ! Et ça doit le rester.
Il y a un peu partout des ateliers d'écriture qui aident le futur écrivain a développer son art, à perfectionner sa technique. Pour ma part, je n'ai jamais franchi le seuil d'un de ceux-ci. Je me méfie des groupes et ne sent pas l'utilité de partager le contenu de mes écrits en direct avec des inconnus .
Que suis-je donc en train de faire maintenant si ce n'est de la publication ?
La grande différence réside dans le fait que ce billet est comme un message glissé et scellé dans une bouteille jetée à la mer. Sera-t-il lu un jour ? Peu importe finalement. Le plaisir de l'écrire reste pur et entier.
Mais cela n'empêche pas de rechercher sans cesse un ou des moyens de s'améliorer.
J'ai découvert dans un seul ouvrage 350 techniques d'écriture créative : « Écrire, un plaisir à la portée de tous » de Faly Stachak, Groupe Eyrolles 2004.
Je l'ai feuilleté et très vite apprécié par sa clarté, son humour et sa liberté de choix dans les techniques et les exercices proposés.
J'ai commencé à m'exercer et m'y sens bien, très bien !
S'il vous tombe un jour dans les mains, faites comme moi, goutez-y, c'est enivrant.


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Des Nus et des Morts

Livres lusPosted by JeanOctave 12 May, 2009 17:34

Je relis ce roman de Norman Mailer, écrivain américain, né à Long Branch, New Jersey le 31 janvier 1923 et décédé à New York City le 10 novembre 2007.Le titre original est The Naked and the Death. Il l'a écrit en 1948. Ce fut son premier succès. Il y montre l'horreur, la futilité et la vanité de la guerre.

Quelques mots sur l'auteur : Permettez-moi de reproduire cette courte biographie de evene.fr."Dès son premier succès, obtenu à l'âge de vingt-cinq ans en 1948 pour un roman pacifiste intitulé 'Des Nus et des Morts', Norman Mailer devient l'un des écrivains les plus controversés de l'après-guerre. Il séjourne dans les années 1950 à Hollywood : romancier, essayiste, publiciste ou scénariste, il participe à la création de journaux subversifs et écrit, entre autres, dans le New Yorker et dans le Sunday Time. Figure de l'engagement littéraire et de la critique de l'Amérique contemporaine (il a écrit 'Pourquoi sommes-nous en guerre ?' en 2003), Norman Mailera publié 'Portrait de Picasso en jeune homme' en 2004. L'année suivante, il publie un livre avecle cadet de ses neuf enfants, 'The Big Empty' (' Le Grand Vide'), un dialogue intergénérationnel sur la politique, la religion, le sport, la culture et les femmes. Son dernier roman, 'Un château en forêt', revient sur la jeunesse d'Hitler. Il donne dans ce roman une interprétation à mi-chemin entre la psychanalyse et la métaphysique. Biographe hors pair, il est aussi considéré comme l'un des symboles de l'opposition. Norman Mailer est sans conteste l'enfant terrible des lettres américaines et un des plus grands noms que ce pays est connu. (evene.fr)"

L'histoire en bref : un peloton de soldats américains débarque sur une île du Pacifique. Elle est défendue par les Japonais. C'est l'invasion, la longue bataille, la souffrance et la mort qui guette à chaque pas.

André Maurois, dans sa préface du premier roman traduit en français dit en 1950 : "Voici un livre dur, déplaisant, parfois irritant, mais inoubliable. Un livre imparfait, mais un grand livre. Les critiques américains pensent que ce roman de Norman Mailer est le meilleur qui ait été écrit sur la seconde grande guerre mondiale..."

Ma lecture : comme Maurois, je dis que c'est un grand roman. Il n'y a aucune complaisance dans ce récit et ses descriptions. Les personnages sont inoubliables : le général Cummings, le lieutenant Hearn, le sergent chef Croft, le sergent Wilson ou Martinez, le soldat Goldstein pour ne citer que ceux qui restent gravés dans ma mémoire. La première fois que je l'ai lu, j'étais encore étudiant, il y a plus de 40 ans. Je ne l'ai pas oublié. Je l'ai retrouvé en bibliothèque et c'est avec délectation que je le redécouvre.

Ma note : 9/10

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Le dessin

CulturePosted by JeanOctave 20 Jan, 2009 13:30
smiley Quel plaisir de savoir dessiner comme cela !!!


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La quatrième main

Livres lusPosted by JeanOctave 18 Jan, 2009 15:26


Titre original : The Fourth Hand, 2001 de John Irving

La quatrième main, Edition du Seuil, avril 2002
Traduit par Josée Kamoun
376 pages

Mise en bouche :

D'un côté , le reporter Patrick Wallingford au charme irrésistible, dont la main gauche est emportée par le lion d'un cirque indien devant des milliers de téléspectateurs.

De l'autre, la récente veuve d'un ardent supporter des Packers, native du Wisconsin, disposée à céder la main gauche de son défunt mari contre un droit de visite de ladite main et une fécondation des plus officieuses.

Pour corser le tout, la greffe est opérée par un brillantissime chirurgien de Boston dont la maigreur semble avoir quelque chose de compulsif, marathonien, ornithologue amateur, granivore et propriétaire d'un chien coprophage, divorcé depuis six mois, et dont le principal souci consiste à obtenir l'affection de son jeune fils envers et contre les mises en garde de son ex-femme.

Ma lecture : j'ai connu John Irving par l'Epopée d'un buveur d'eau" que j'ai apprécié. J'ai lu par la suite "Le Monde selon Garp", "Une prière pour Owen", "L'œuvre de Dieu, la part du Diable", que j'ai adorés. J'ai moins aimé "Liberté pour les Ours", "L'Hotel New Hampshire", "Une veuve de papier"**.

J'ai (re)découvert "La quatrième main" dans ma bibliothèque il y a quelques jours, l'ai lu en quelques soirées et beaucoup apprécié. Je me suis amusé à lire cette histoire, dont les personnages sont très attachants. J'ai retrouvé la verve de cet écrivain, son humour aussi, qui me divertissent énormément. Je le recommande, sans hésiter. Pour mieux connaître John Irving : http://www.ratsdebiblio.net/irvingjohn.html

Ma cote : 7,5/10

**Je le relis pour l'instant

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Un Monde sans fin

Livres lusPosted by JeanOctave 12 Jan, 2009 12:08

Titre original : World without end, 2008 de Ken Follet

Un Monde sans fin, éditions Robert Laffont
Traduit par Viviane Mikhalkov, Leslie Boitelle et Hannah Pascal
Parution: 2 octobre 2008

1268 pages.

Mise en bouche : Ken Follett a conquis le monde avec Les Piliers de la terre (1990), phénoménale saga qui prenait place dans l’Angleterre du XIIe siècle, au rythme de la construction d’une majestueuse cathédrale gothique. Deux siècles plus tard, autour du même édifice, nous retrouvons les descendants de ces héros, dans la ville fictive de Kingsbridge.

Quatre enfants sont les témoins d’une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d’enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait bien mettre en danger la couronne d’Angleterre. Ce jour scellera à jamais leurs destinées…

Gwenda, voleuse espiègle, poursuivra un amour impossible ; Caris, libre et passionnée, qui rêve d’être médecin, devra défier l’autorité de l’Église, et renoncer à celui qu’elle aime ; Merthin deviendra un constructeur de génie mais, ne pouvant épouser celle qu’il a toujours désirée, rejoindra l’Italie pour accomplir son destin d’architecte ; Ralph – son jeune frère dévoré par l’ambition – deviendra un noble corrompu, prêt à tout pour satisfaire sa soif de pouvoir et de vengeance.

Prospérités éphémères, famines, guerres cruelles, ravages féroces de la peste noire… Appuyée sur une documentation historique remarquable, cette fresque épique dépeint avec virtuosité toutes les émotions humaines, à travers un demi-siècle d’histoire mouvementée…

Ma lecture : il y a un an ou deux, j'avais commencé la lecture des Piliers de la Terre. Très vite, je l'ai laissé de côté. Je n'accrochais pas. Les quelques bouquins de Follet que j'avais lus auparavant ne m'avaient pas laissé des souvenirs impérissables. Je crois que c'est en novembre 2008 que j'ai lu un article du Soir sur l'auteur qui m'a permis de mieux connaitre cet écrivain britannique et d'avoir un avant-gout de sa dernière œuvre. Je l'ai achetée et me suis attelé à sa lecture. Je l'ai terminée plus vite que prévu, étonné de la richesse de ce récit, de son rythme, de la crédibilité de ses nombreux personnages. Je ne suis pas prêt d'oublier les descriptions des combats menés par les troupes d'Edouard III lors de ses campagnes d'occupation en France, ni les récits sur les ravages de la peste en Europe et en Angleterre en particulier. Ce livre est une machine à remonter le temps. On partage la vie de personnages attachants évoluant dans une société en plein essor au sortir du Moyen Age, qui se libère peu à peu des entraves religieuses et féodales.


Ma note : 8/10



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Blaze

Livres lusPosted by JeanOctave 11 Jan, 2009 19:04


Titre original : Blaze, édité en 2007 de
Stephen King alias Richard Bachman

Traduit par William Olivier Desmond et publié chez Albin Michel en 2008.
328 pages

Mise en bouche : colosse au cerveau ramolli par les raclées paternelles, Clay Blaisdell, dit Blaze, enchaîne les casses miteux. Son meilleur pote, George, lui, est un vrai pro, avec un plan d’enfer pour gagner des millions de dollars : kidnapper le dernier né des Gerard, riches à crever. Le seul problème, c’est qu’avant de commettre le « crime du siècle », George s’est fait descendre. Mort. Enfin, peut-être…

Ma lecture : je l'ai lu en peu de temps sans éprouver le plaisir que j'ai habituellement quand je découvre une œuvre du grand maître. Comme le dit King dans sa préface, ce bouquin est un fond de tiroir. Sachant que j'aimerais écrire un tel fond de tiroir, je ne le conseille pas, sauf pour compléter sa collection de SK's books.

Ma cote
: 7/10

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